Le favicon existe depuis 1999, année où Microsoft l'a introduit avec Internet Explorer 5 : il suffisait alors de déposer un favicon.ico à la racine du site. Depuis, les usages se sont multipliés — écran d'accueil iOS, PWA installées, tuiles Windows — et un seul fichier ne suffit plus à tous les couvrir.
Un .ico peut contenir plusieurs images à la fois
Contrairement à un PNG, un même fichier .ico peut regrouper plusieurs résolutions bitmap (16x16, 32x32, 48x48) dans un seul conteneur, le navigateur choisissant celle qui convient. Ce format hérite d'une époque où une seule icône devait servir à la fois de raccourci, d'entrée de barre des tâches et d'onglet de navigateur.
Une lettre accentuée comme favicon : attention à 16 pixels
Utiliser une seule lettre majuscule sur fond coloré est un raccourci de logo fréquent. En français, mieux vaut éviter d'y placer une lettre accentuée (É, À, Ç) : à 16x16 pixels, l'accent perd en général en lisibilité et se confond avec le reste du glyphe, alors qu'une lettre sans diacritique reste nette.
Le Web App Manifest pour les PWA
Les applications web progressives ont en plus besoin d'un fichier site.webmanifest listant des icônes de tailles diverses au format JSON, avec le nom du site et sa couleur de thème — c'est précisément de là qu'Android tire l'icône lors de l'installation d'un site comme application.
Pourquoi c'est utile
- Générer un ensemble complet d'icônes aux tailles requises à partir d'une seule image source.
- Obtenir le code HTML des balises <link> prêt à coller dans <head>.
- S'assurer que le site s'affiche correctement lors de l'ajout à l'écran d'accueil d'un appareil mobile.